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Histoire du Musée Historique

Le Musée Historique de Gorée est localisé au sein de l’ancien fort d’Estrées, construit au 19e siècle, à la pointe nord de l’île.

Composé de douze salles et près de cinq cent pièces, cet espace muséographie, met en valeur l’histoire du Sénégal de l’époque paléolithique à nos jours.  De plus, c’est un musée universitaire d’histoire, rattaché à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire.

Situé dans un premier temps dans la maison de la Signare Victoria Albis, la structure devenue trop exiguë ne peut plus accueillir le musée. Dès 1977, l’État confie le fort d’Estrées à l’Institut fondamental d’Afrique Noire qui entreprend de grands travaux de restauration qui durent douze ans. C’est en 1989 que le Musée est inauguré. Il évoque l’histoire du Sénégal en mettant en avant la cartographie de Gorée. Des salles sont dédiées aux époques paléolithique et Néolithique. De plus le musée évoque la traite, la résistance et l’indépendance.


Le musée se trouve à l’extrémité nord de l’île, face à Dakar. Il a été aménagé dans le Fort d’Estrées, une citadelle construite par les Français entre 1852 et 1856 et qui porte le nom du vice-amiral Jean II d’Estrées qui enleva l’île aux Hollandais en 1677.


Les embarcations en provenance de la capitale en contournant les remparts avant de pénétrer dans le port.


Le fort lui-même n’a jamais joué un rôle de premier plan, mais lorsque les troupes alliées ont tenté de débarquer sur l’île en 1940, elles ont été accueillies à coups de canons. Par la suite il a été utilisé comme prison civile jusqu’en 1976.


De fait Gorée avait déjà été dotée d’un premier musée (1954-1969), aménagé dans la demeure de la signare Victoria Albis, achetée à l’ancien maire. Il portait alors le nom de Musée historique de l’AOF. En 1960, avec l’indépendance du Sénégal, la référence à l’AOF perdait son sens et le nom fut abrégé en Musée historique. Il fut entièrement transformé en 1970. Mais cette maison bourgeoise – qui abritera plus tard le musée de la Femme Henriette-Bathily – s’avérait bientôt trop exigüe.


En 1977 l’État attribue le fort à l’IAN qui entreprend d’importants de travaux de restauration dirigés par l’anthropologue belge Guy Thilmans. Douze années seront nécessaires et le nouveau musée est inauguré le 3 mars 1989, au moment où l’IFAN célèbre son cinquantenaire.


L’actuel conservateur du musée est Dr. Mamarame Seck, du département des musées mais aussi des langues et civilisations africaines de l’IFAN.