Histoire
Salle 7 à 11
Les âges historiques, en nous plongeant dans le recueil des traditions qui ont présidé à la formation des grands royaumes (salle 7), nous entrainent dans les guerres de résistances contre l’hégémonie françaises (salle 8), ainsi que dans les enjeux dont le Sénégal, et plus particulièrement Gorée, ont été l’objet pour les européens qui avaient le monopole du commerce et de la navigation (salle 10).
L’actuel territoire du Sénégal a connu au cours de l’histoire, de nombreuses dynasties politiques apparues sous forme de royaumes. Elles sont construites, la plupart du temps, sur des bases ethniques. La première structure étatique attestée est celle du royaume Tékrour. Située dans la basse vallée du Sénégal, elle existe déjà vers le Vème siècle.
Fondé au XIVème siècle par Ndiadiane Ndiaye, le Djolof est un grand empire construit dans le centre du Sénégal. En un certain moment de son existence, il s’étend jusqu’à englober l’ensemble du territoire sénégalais actuel, la Gambie et une partie de la Mauritanie. Dans le milieu du XVIème siècle l’empire du Djolof connait des troubles politiques et des conflits intérieurs entre le bourba et les farbas qui conduisent à la dislocation de l’empire en de petits royaumes indépendants tels que le Baol (Teigne), le Cayor (Damel),le Walo (Brak),le Sine et le Saloum (Bour).
Les résistances ont été la réponse des africains face à l’invasion, l’occupation, l’exploitation et l’aliénation par les puissances européennes. L’ampleur et les formes de ces résistances ont été variables d’une zone à l’autre, en fonction des structures politiques mises en place et des caractéristiques des populations : les résistances passives, les résistances armées, les résistances pacifiques.
La salle 9 est consacrée à une étape cruciale de la vie africaine. Elle présente des panneaux sur les traites négrières (atlantique et arabe) et sur les conditions dans lesquelles elles étaient organisées.
Gorée a toujours été un enjeu entre diverses nations européennes qui l’ont successivement utilisée comme lieu d’escale ou marché d’esclaves : les portugais, les néerlandais, les français, les anglais puis les français à nouveau jusqu’à l’indépendance du Sénégal en 1960.
Enfin, le dernier espace (salle11) présente les influences de l’Islam à travers les 4 grandes confréries qui dominent la vie spirituelle de la société musulmane : le Mouridisme fondé par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le Tijanisme par Cheikh Ahmed Al Tijani, la Khadria par Cheikh Abdou Khadre Djeylani et la Layeniyya par Seydina Limamou Laye.